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Aujourd'hui la SCOP VTE :
- est intégrée dans le réseau des consultants de l'ANACT (Agence Nationale pour l'Amélioration des Conditions de Travail)
- est habilitée IPRP (Intervenant en Prévention des Risques Professionnels), comme structure, sur le volet organisationnel
- collabore avec la Direction Régionale du Travail Rhône Alpes sur la prévention des risques psychosociaux
- est chargée d'une mission de sensibilisation des organisations de travail sur la prévention des risques psychosociaux par le Conseil Régional Rhône Alpes
- est conventionnée par la CRAM Rhône Alpes
- a été choisie par le Ministère du Travail pour intervenir lors du colloque du 7 avril 2010 afin de faire part de sa pratique d’intervention
Référents théoriques
Par son histoire singulière, VTE participe depuis 1998 à la définition et à la stabilisation des modes d'intervention disponibles pour les entreprises exposées régulièrement à la violence et d’une façon plus globale sur les risques psychosociaux au travail.
L'association s'est constituée dans la rencontre entre des préoccupations d'horizons divers : entreprises confrontées dans leurs gestions quotidiennes à des problèmes graves et récurrents, services médicaux chargés d'intervenir dans l'urgence et de tenter d'assurer l'accompagnement des salariés agressés, association d'aide aux victimes préoccupée par le développement du problème et perplexe face à la spécificité du monde du travail.
Les référents théoriques utilisés aujourd'hui sont, de fait, issus de ces rencontres et des parcours professionnels des intervenants de l'association originelle, puis de la SCOP.
La dimension organisationnelle est prise en compte à travers une lecture de l'entreprise comme un lieu vivant producteur d'identité, un lieu évolutif et complexe où la dimension émotionnelle échappe parfois à l'approche managériale, un lieu réactif où une alchimie se développe à partir d'événements objectifs ou déformés.
La dimension humaine est prise en compte à travers une approche alimentée par la psychologie du travail (psychodynamique du travail notamment), comme par la victimologie (attentes des personnes confrontées à la violence).
La prise en charge des salariés vivant des situations psychologiquement difficiles sur leur lieu de travail s’articule sur une lecture de la psychologie clinique d’un sujet confronté au traumatisme.
VTE a conduit des recherches originales sur les attentes des salariés agressés à l'égard de leur employeur et sur le risque "d'usure professionnelle".
Ces dimensions sociologiques et psychologiques sont articulées au quotidien par les intervenants de l'équipe et sont naturellement et conjointement déclinées dans nos interventions.
L'approche proposée lors de nos interventions souligne trois niveaux complémentaires permettant de progresser dans la gestion du problème :
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le niveau organisationnel : devant le phénomène des risques psychosociaux, nous croyons qu'il y a aujourd'hui un impératif pour que l'entreprise s'engage dans une démarche active à travers, par exemple, la mise en place de protocoles formalisés, si possible validés par les partenaires sociaux,
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le niveau du collectif de travail : nous croyons qu'il y a lieu de sensibiliser les salariés sur l'importance de leur propre appréciation de leur vécu au travail sur le plan individuel et collectif ; nous insistons sur le risque de voir se développer un sentiment d'abandon lié à des jugements hâtifs, à des interprétations personnelles d’événements psychologiquement difficiles subis par les autres,
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le niveau individuel : nous croyons que les problèmes liés aux risques psychosociaux ont une incidence liée à l'image de soi au travail, à sa propre identité professionnelle, et qu'il y a lieu d'apprendre aux salariés à se préserver en acceptant de réfléchir autrement à ces problèmes et aux conséquences personnelles aggravées, parce que mal appréhendées.


