Rapport fait à la demande du Premier ministre, février 2010 : " Bien-être et efficacité au travail"
10 propositions pour améliorer la santé psychologique au travail
Rapport fait à la demande du Premier ministre, présenté par Henri LACHMANN, Président du conseil de surveillance de Schneider Electric, Christian LAROSE Vice-président du Conseil économique social et environnemental, et Muriel PENICAUD, Directrice générale des ressources humaines de Danone, avec le support de Marguerite MOLEUX, membre de l’Inspection générale des affaires sociales.
Février 2010.(lire la suite)
Intervention de Yves Grasset, Colloque de Rennes 25/11/08 : " Faire société au travail : et si on reparlait du lien social"
Nous allons réfléchir ensemble à partir des différentes contributions à la fois à la genèse, à la dynamique mais aussi surtout aux conditions de dépassement de ces difficultés dans l'entreprise. On parle donc depuis peu (en France) de « risques psychosociaux » pour désigner cet ensemble de problèmes qui touchent les salariés, impactent les collectifs et désorganisent plus ou moins gravement nos belles organisations de travail. (lire la suite)
Extrait de la revue CEC Magazine, novembre 2006 : " Le PSY et l'entreprise "
Dans la Loire, Luis Vasquez, psychologue accompagne les salariés de GIAT Industries, touchés par un plan social de grande ampleur (lire la suite)
Articles de : Phillipe Sarnin " La violence dans le footbal amateur !"
Le football constitue le sport le plus pratiqué en France, il concerne tous les milieux sociaux, toutes les zones du territoire... (lire la suite)
Article de :Emmanuel Abord de Chatillon (IREGE, Université de Savoie), Olivier Bachelard (PREACTIS, ESC St Etienne)
" Je pollue, tu payes : un usage bien particulier du principe « pollueur payeur » dans le champ de la SST"
Le développement des pathologies du travail est une évidence que personne ne songe plus à contester. De plus, de nombreux problèmes de santé au travail connaissent un développement important sans pour autant que les statistiques nationales ne les prennent en compte.(lire la suite)
Article de : Olivier Bachelard, Annie Debard, " La prévention du harcèlement moral : un outil de performance proposé par la fonction Ressources Humaines "
Face à la recrudescence des nouvelles formes de pathologie au travail, à la judiciarisation de la violence au travail notamment depuis 2002, nous constatons que la fonction Ressources Humaines est confrontée à une évolution importante de son activité en matière de gestion du harcèlement moral. Cependant, la réflexion sur les pratiques est encore en construction.
Article co-écrit avec Annie DEBARD, publié dans l'ouvrage"management de la santé et de la sécurité au travail:un champ de recherche à défricher" chez l'HARMATTAN sous la direction de Olivier Bachelard et Emmanuel Abord de Chatillon
Article de : Emmanuel Abord de Chatillon, Olivier Bachelard, Jean Moscarola,
Management de la diversité des conditions de travail : "Mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade !"
Proposition de communication aux premières rencontres sur la diversité
IAE de Corse, Corte, 6,7 et 8 octobre 2005.
Pour toute information complémentaire sur cette contribution abord@univ-savoie.fr (lire l'article)
Extrait de la revue Le Croquant, n° 38/39 : " VIOLENCES AU TRAVAIL"
lecroquant@wanadoo.fr
Depuis une dizaine d'années, le problème de la violence au travail sous ses différentes formes (violences psychologique et/ou physique, violences interne et/ou externe) a fait l'objet de nombreux travaux. Des avancées institutionnelles ont également contribué à en faire un thème de préoccupation légitime. Il reste que, sur le terrain, la question de savoir comment traiter ce problème est toujours vive. Les intervenants de cette table ronde puiseront dans leurs pratiques les éléments d'une réflexion sur les questions nouvelles que fait surgir la recherche de réponses concrètes dans les organisations de travail. Quelle lecture les acteurs de terrain ont-ils par rapport à cette violence ? En mesurent-ils les coûts ? Sont-ils tous prêts à essayer de la traiter ? N'y a-t-il pas aussi des bénéfices secondaires qui entretiennent cette question?
modérateur : Philippe Sarnin, maître de conférences, directeur DESS psychologie du travail Lyon 2
Intervenants : Annie Debard, psychologue du travail,
Michel Debout, professeur de médecine légale, rapporteur au Conseil économique et social,
Yves Grasset, directeur scientifique de VTE et IAPR,
Jacques Laporte ,psychologue, victimologue, CHU Saint Etienne
Françoise Mailler, présidente du CHS de la Ville de Lyon
(lire la suite)
Extrait de la revue francophone du Stress et du Trauma, n°4 (3) 2004, Yves Grasset, "L'entreprise confrontée à la violence"
Résumé
La répercussion de la violence sur l'organisation est généralement peu analysée.
La mobilisation réelle de l'entreprise et sa cohérence sont pourtant au cœur même du processus.
Le champ de la violence au travail doit prendre en compte une triangulation entre un agresseur, un salarié victime et son cadre de travail.
La perception du rôle effectif de l'entreprise par le salarié aura des incidences majeures dans son évolution personnelle et sa capacité de dépassement du problème.
Dans le monde du travail, le cadre de la violence ne peut être considéré seulement comme un élément de contexte.
L'approche développée ici s'appuie sur une expérience de terrain pour analyser quelques comportements types face à la violence dans l'entreprise.
Il décrypte le processus complexe d'adaptation à la situation mis en œuvre par les salariés en se référant à deux approches : celle de la sociologie de l'organisation et celle de la criminologie.
Procédant à cette compréhension de la dynamique de la violence dans l'entreprise, il permet ainsi d'intervenir au mieux et d'aider à la professionnalisation des modes d'interventions. (lire l'article)
Article de Yves Grasset, " LIBERATION ‘EMPLOI', lundi 25 avril 2005"
Témoignage d'un employé d'une importante société de transport de fonds. La déprime de risque d'un dabiste : "Agé d'une trentaine d'années, titulaire d'un BEP, Patrick est employé depuis trois ans comme dabiste par une importante société de transport de fonds."
« Certaines victimes sont brisées », réponse de Yves Grasset, Sociologue de formation, il est directeur de Violences Travail Environnement, qui s'occupe, entre autres, de suivi psychologique des salariés agressés. (lire l'article)
Article de T. Faict, Institut Régional de Médecine Légale – CHU de Clermont-Ferrand et M. Debout, Service de Médecine Légale – CHU de Saint-Etienne
"Violences au travail, aspects cliniques"
Les violences qui s'exercent à l'occasion du travail peuvent avoir des origines différentes.
• D'une part, elles peuvent être liées à des agissements de personnes extérieures à l'entreprise ou au service, qu'elles soient clientes, usagers ou sans lien direct avec l'activité concernée : destruction des biens ou agression des personnels à travers des comportements plus ou moins délibérés qui mettent à mal les victimes directes, pèsent sur le climat de travail et atteignent l'image de l'entreprise ou du service même.
Ces atteintes des personnes ne présentent pas toujours un caractère de gravité particulier ; il peut s'agir d'incivilités qui, par leur répétition même, vont contribuer à ce que s'installe un sentiment d'insécurité dans le collectif de travail.
Ces agressions n'auront donc pas toujours de conséquences physiques pour la victime, mais elles pourront la traumatiser psychologiquement, surtout si elles ont un caractère humiliant, dégradant, mettant en cause la dignité.
• D'autre part, les autres faits de violences rencontrées au travail surviennent entre les membres du collectif : collègues, encadrement, directions. Ils peuvent avoir un caractère brutal qui rejoint, alors, les situations de violences liées à l'environnement : ils constituent une agression physique et/ou psychique dont la particularité sera de surgir au cœur même de l'activité professionnelle avec les conséquences possibles sur les relations professionnelles entre l'auteur et sa victime.
Mais ces violences peuvent avoir un caractère plus insidieux, plus permanent. Elles peuvent s'inscrire dans une véritable stratégie, l'auteur voulant imposer ses vues à la victime, lui dicter sa loi, la nier dans sa personne, de façon à ce qu'elle se soumette ou se démette : on les désigne aujourd'hui - à la suite de l'ouvrage de Marie-France HIRIGOYEN - de harcèlement moral au travail . (lire l'article)
Colloque Observatoire des Cadres
Pratiques managériales et harcèlements au travail, les cadres au carrefour des violences
Note de présentation du colloque OdC du 13 juin 2003
Article de Corinne Dillenseger publié le 28 juin 2004sur FRANCE5 EMPLOI
Elle court, elle court, la violence au travail. Agressions, intimidations, insultes, harcèlement sexuel, viols, homicides... la liste est longue et se généralise partout dans le monde. En France, 74% des salariés estiment être exposés à un risque de violence. Des actions de prévention et de soutien se mettent progressivement en place dans les entreprises.
La violence au travail recouvre plusieurs comportements : les actes de destruction ou de dégradation dirigés vers des biens matériels ; les violences physiques, les menaces ou les insultes touchant de nombreux métiers ; les actes de « prédation » (cambriolages, vols, homicides) concernant certaines professions bien définies. Peu de statistiques exactes et fiables sont disponible sur le sujet. La dernière enquête réalisée en 2000 par la Fondation de Dublin, 6 millions de salariés de 15 Etats de l’Union européenne disent avoir été victimes d’agressions. Ils seraient en réalité bien plus, car nombreux sont ceux qui préfèrent garder le silence...
Les métiers à risque. Les professions les plus exposées sont ceux qui manipulent de l’argent comme les convoyeurs de fonds, les employés de banque ou des postes. Mais les services de soins, de conseils et de formation (infirmiers, assistants sociaux, enseignants) ou le contrôle et l’application de la loi (policiers, contrôleurs des transports en commun, gardiens de parc) sont aussi concernés. Sans oublier les salariés qui se trouvent au contact de personnes potentiellement violentes (gardiens de prison, personnel d’établissements psychiatriques), ceux qui exercent une profession « solitaire » (chauffeurs de taxi, gestionnaires de station-service, kiosquiers, démarcheurs) et ceux qui travaillent en dehors des horaires habituels : personnel de nettoyage, d’entretien ou de réparation.
Les répercussions. Selon l’importance de l’agression au travail, les conséquences peuvent être physique (hématome, plaie, décès) et psychologiques. Les réactions de stress post-traumatique peuvent être immédiates : incapacité à parler, à se mouvoir, pleurs, gémissements. Si le choc émotionnel est important, cet état peut persister plusieurs semaines ou plusieurs mois après l’agression, se traduisant par une série de manifestations psychologiques ou comportementales : anxiété, dépression chronique, troubles du sommeil, surinvestissement professionnel, difficultés de concentration, désintérêt, suicide... A noter qu’en dix ans, le nombre d’arrêts de travail suite à des agressions a doublé (source : INRS).
Les solutions. Pour remédier aux problèmes de la violence, les entreprises n’ont pas de « solution type ». Certaines mettent en place une cellule d’assistance psychologique, un programme de lutte contre la violence dans l’environnement immédiat de la société, une meilleure organisation du travail ou l’établissement de consignes à suivre en cas d’incident. Les locaux peuvent être (ré)aménagés, avec l’installation de dispositifs de protection collective ou individuelle (vitre, pédale d’appel, interphone...). D’autres entreprises proposent des formations à la gestion des conflits et du stress, ou à la détection précoce des agresseurs potentiels.
Cette rubrique n'est pas exhaustive, et sera enrichie au fil des recherches. Vous pouvez également nous indiquer des titres de revues, livres ou essais, à l'adresse suivante :documentation@vte.fr
" Bien-être et efficacité au travail"
10 propositions pour améliorer la santé psychologique au travail
Rapport fait à la demande du Premier ministre, présenté par Henri LACHMANN, Président du conseil de surveillance de Schneider Electric, Christian LAROSE Vice-président du Conseil économique social et environnemental, et Muriel PENICAUD, Directrice générale des ressources humaines de Danone, avec le support de Marguerite MOLEUX, membre de l’Inspection générale des affaires sociales.
Février 2010.(lire la suite)
Intervention de Yves Grasset, Colloque de Rennes 25/11/08:
" Faire société au travail : et si on reparlait du lien social"
Nous allons réfléchir ensemble à partir des différentes contributions à la fois à la genèse, à la dynamique mais aussi surtout aux conditions de dépassement de ces difficultés dans l'entreprise. On parle donc depuis peu (en France) de « risques psychosociaux » pour désigner cet ensemble de problèmes qui touchent les salariés, impactent les collectifs et désorganisent plus ou moins gravement nos belles organisations de travail. (lire la suite)
Extrait de la revue CEC Magazine, novembre 2006 :
" Le PSY et l'entreprise "
Dans la Loire, Luis Vasquez, psychologue accompagne les salariés de GIAT Industries, touchés par un plan social de grande ampleur (lire la suite)
Articles de :
Phillipe Sarnin
" La violence dans le footbal amateur !"
Le football constitue le sport le plus pratiqué en France, il concerne tous les milieux sociaux, toutes les zones du territoire... (lire la suite)
Article de :
Emmanuel Abord de Chatillon (IREGE, Université de Savoie)
Olivier Bachelard (PREACTIS, ESC St Etienne)
" Je pollue, tu payes : un usage bien particulier du principe « pollueur payeur » dans le champ de la SST"
Le développement des pathologies du travail est une évidence que personne ne songe plus à contester. De plus, de nombreux problèmes de santé au travail connaissent un développement important sans pour autant que les statistiques nationales ne les prennent en compte.(lire la suite)
Article de :
Olivier Bachelard, Annie Debard
" La prévention du harcèlement moral : un outil de performance proposé par la fonction Ressources Humaines "
Face à la recrudescence des nouvelles formes de pathologie au travail, à la judiciarisation de la violence au travail notamment depuis 2002, nous constatons que la fonction Ressources Humaines est confrontée à une évolution importante de son activité en matière de gestion du harcèlement moral. Cependant, la réflexion sur les pratiques est encore en construction.
Article co-écrit avec Annie DEBARD, publié dans l'ouvrage"management de la santé et de la sécurité au travail:un champ de recherche à défricher" chez l'HARMATTAN sous la direction de Olivier Bachelard et Emmanuel Abord de Chatillon
Article de :
Emmanuel Abord de Chatillon, Olivier Bachelard, Jean Moscarola
Management de la diversité des conditions de travail : "Mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade !"
Proposition de communication aux premières rencontres sur la diversité
IAE de Corse, Corte, 6,7 et 8 octobre 2005.
Pour toute information complémentaire sur cette contribution abord@univ-savoie.fr (lire l'article)
Extrait de la revue Le Croquant, n° 38/39 : " VIOLENCES AU TRAVAIL"
lecroquant@wanadoo.fr
Depuis une dizaine d'années, le problème de la violence au travail sous ses différentes formes (violences psychologique et/ou physique, violences interne et/ou externe) a fait l'objet de nombreux travaux. Des avancées institutionnelles ont également contribué à en faire un thème de préoccupation légitime. Il reste que, sur le terrain, la question de savoir comment traiter ce problème est toujours vive. Les intervenants de cette table ronde puiseront dans leurs pratiques les éléments d'une réflexion sur les questions nouvelles que fait surgir la recherche de réponses concrètes dans les organisations de travail. Quelle lecture les acteurs de terrain ont-ils par rapport à cette violence ? En mesurent-ils les coûts ? Sont-ils tous prêts à essayer de la traiter ? N'y a-t-il pas aussi des bénéfices secondaires qui entretiennent cette question?
modérateur :
Philippe Sarnin, maître de conférences, directeur DESS psychologie du travail Lyon 2
Intervenants :
Annie Debard, psychologue du travail
Michel Debout, professeur de médecine légale, rapporteur au Conseil économique et social
Yves Grasset, directeur de Violences Travail Environnement
Jacques Laporte ,psychologue, victimologue, CHU Saint Etienne
Françoise Mailler, présidente du CHS de la Ville de Lyon
(lire la suite)
Extrait de la revue francophone du Stress et du Trauma, n°4 (3) 2004 :
Yves Grasset
"L'entreprise confrontée à la violence"
Résumé
La répercussion de la violence sur l'organisation est généralement peu analysée.
La mobilisation réelle de l'entreprise et sa cohérence sont pourtant au cœur même du processus.
Le champ de la violence au travail doit prendre en compte une triangulation entre un agresseur, un salarié victime et son cadre de travail.
La perception du rôle effectif de l'entreprise par le salarié aura des incidences majeures dans son évolution personnelle et sa capacité de dépassement du problème.
Dans le monde du travail, le cadre de la violence ne peut être considéré seulement comme un élément de contexte.
L'approche développée ici s'appuie sur une expérience de terrain pour analyser quelques comportements types face à la violence dans l'entreprise.
Il décrypte le processus complexe d'adaptation à la situation mis en œuvre par les salariés en se référant à deux approches : celle de la sociologie de l'organisation et celle de la criminologie.
Procédant à cette compréhension de la dynamique de la violence dans l'entreprise, il permet ainsi d'intervenir au mieux et d'aider à la professionnalisation des modes d'interventions.
(lire l'article)
Article de :
Yves Grasset
" LIBERATION ‘EMPLOI', lundi 25 avril 2005"
Témoignage d'un employé d'une importante société de transport de fonds. La déprime de risque d'un dabiste : "Agé d'une trentaine d'années, titulaire d'un BEP, Patrick est employé depuis trois ans comme dabiste par une importante société de transport de fonds."
« Certaines victimes sont brisées », réponse de Yves Grasset, Sociologue de formation, il est directeur de Violences Travail Environnement, qui s'occupe, entre autres, de suivi psychologique des salariés agressés. (lire l'article)
Article de :
T. Faict, Institut Régional de Médecine Légale – CHU de Clermont Ferrand
et M. Debout, Service de Médecine Légale – CHU de Saint-Etienne
"Violences au travail, aspects cliniques"
Les violences qui s'exercent à l'occasion du travail peuvent avoir des origines différentes.
• D'une part, elles peuvent être liées à des agissements de personnes extérieures à l'entreprise ou au service, qu'elles soient clientes, usagers ou sans lien direct avec l'activité concernée : destruction des biens ou agression des personnels à travers des comportements plus ou moins délibérés qui mettent à mal les victimes directes, pèsent sur le climat de travail et atteignent l'image de l'entreprise ou du service même.
Ces atteintes des personnes ne présentent pas toujours un caractère de gravité particulier ; il peut s'agir d'incivilités qui, par leur répétition même, vont contribuer à ce que s'installe un sentiment d'insécurité dans le collectif de travail.
Ces agressions n'auront donc pas toujours de conséquences physiques pour la victime, mais elles pourront la traumatiser psychologiquement, surtout si elles ont un caractère humiliant, dégradant, mettant en cause la dignité.
• D'autre part, les autres faits de violences rencontrées au travail surviennent entre les membres du collectif : collègues, encadrement, directions. Ils peuvent avoir un caractère brutal qui rejoint, alors, les situations de violences liées à l'environnement : ils constituent une agression physique et/ou psychique dont la particularité sera de surgir au cœur même de l'activité professionnelle avec les conséquences possibles sur les relations professionnelles entre l'auteur et sa victime.
Mais ces violences peuvent avoir un caractère plus insidieux, plus permanent. Elles peuvent s'inscrire dans une véritable stratégie, l'auteur voulant imposer ses vues à la victime, lui dicter sa loi, la nier dans sa personne, de façon à ce qu'elle se soumette ou se démette : on les désigne aujourd'hui - à la suite de l'ouvrage de Marie-France HIRIGOYEN - de harcèlement moral au travail .
(lire l'article)
Colloque Observatoire des Cadres
Pratiques managériales et harcèlements au travail
Les cadres au carrefour des violences
Note de présentation du colloque OdC du 13 juin 2003
Article de :
Corinne Dillenseger
publié le 28 juin 2004sur FRANCE5 EMPLOI
Elle court, elle court, la violence au travail. Agressions, intimidations, insultes, harcèlement sexuel, viols, homicides... la liste est longue et se généralise partout dans le monde. En France, 74% des salariés estiment être exposés à un risque de violence. Des actions de prévention et de soutien se mettent progressivement en place dans les entreprises.
La violence au travail recouvre plusieurs comportements : les actes de destruction ou de dégradation dirigés vers des biens matériels ; les violences physiques, les menaces ou les insultes touchant de nombreux métiers ; les actes de « prédation » (cambriolages, vols, homicides) concernant certaines professions bien définies. Peu de statistiques exactes et fiables sont disponible sur le sujet. La dernière enquête réalisée en 2000 par la Fondation de Dublin, 6 millions de salariés de 15 Etats de l’Union européenne disent avoir été victimes d’agressions. Ils seraient en réalité bien plus, car nombreux sont ceux qui préfèrent garder le silence...
Les métiers à risque. Les professions les plus exposées sont ceux qui manipulent de l’argent comme les convoyeurs de fonds, les employés de banque ou des postes. Mais les services de soins, de conseils et de formation (infirmiers, assistants sociaux, enseignants) ou le contrôle et l’application de la loi (policiers, contrôleurs des transports en commun, gardiens de parc) sont aussi concernés. Sans oublier les salariés qui se trouvent au contact de personnes potentiellement violentes (gardiens de prison, personnel d’établissements psychiatriques), ceux qui exercent une profession « solitaire » (chauffeurs de taxi, gestionnaires de station-service, kiosquiers, démarcheurs) et ceux qui travaillent en dehors des horaires habituels : personnel de nettoyage, d’entretien ou de réparation.
Les répercussions. Selon l’importance de l’agression au travail, les conséquences peuvent être physique (hématome, plaie, décès) et psychologiques. Les réactions de stress post-traumatique peuvent être immédiates : incapacité à parler, à se mouvoir, pleurs, gémissements. Si le choc émotionnel est important, cet état peut persister plusieurs semaines ou plusieurs mois après l’agression, se traduisant par une série de manifestations psychologiques ou comportementales : anxiété, dépression chronique, troubles du sommeil, surinvestissement professionnel, difficultés de concentration, désintérêt, suicide... A noter qu’en dix ans, le nombre d’arrêts de travail suite à des agressions a doublé (source : INRS).
Les solutions. Pour remédier aux problèmes de la violence, les entreprises n’ont pas de « solution type ». Certaines mettent en place une cellule d’assistance psychologique, un programme de lutte contre la violence dans l’environnement immédiat de la société, une meilleure organisation du travail ou l’établissement de consignes à suivre en cas d’incident. Les locaux peuvent être (ré)aménagés, avec l’installation de dispositifs de protection collective ou individuelle (vitre, pédale d’appel, interphone...). D’autres entreprises proposent des formations à la gestion des conflits et du stress, ou à la détection précoce des agresseurs potentiels.
Cette rubrique n'est pas exhaustive, et sera enrichie au fil des recherches.
Vous pouvez également nous indiquer des titres de revues, livres ou essais, à l'adresse suivante :


